Botanique

Le patrimoine floristique indigène et sa signification climatique.

choux de Robert

Compte tenu des caractères généraux de son territoire, on peut estimer à environ cinq cents le nombre d'espèces de plantes dites supérieures - gymnospermes, "fougères", plantes à fleurs - pour la commune d'Ollioules (il y en a deux mille six cent dans le Var, d'après l'inventaire d'INFLOVAR pour 2002). Parmi celle-ci, quelques-unes méritent particulièrement attention, autant pour leur rareté que pour la signification que l'on peut tirer de leur présence.

Espèces de haute valeur patrimoniale

Ce sont des espèces rares à l'échelon national ou régional ; certaines sont protégées La protection des espèces (Loi de juillet 1976) est réglementée, pour la flore, par deux types d'arrêtés ministériels qui interdisent cueillette et destruction de certaines espèces…
Les plus importantes sont le "chou de Robert" ou "chou de montagne" (Brassica montana) et le "passerage épineux" (Hermatophylla spinosa), cantonnées autour de l'ouvrage du Gros-Cerveau. Ils ne sont connus en France qu'en quelques sommets du Roussillon et du Languedoc ; et en Provence aussi, où ils se localisent sur les sommets calcaires formant le cadre montagneux de Toulon : du Gros-Cerveau, à l'ouest, au Coudon, à l'est. Comme il le fait en Espagne et en Italie, le chou colonise lapiaz et pierriers immobiles, alors que le passerage épineux – connu aussi en Espagne, au Maroc et en Algérie – est plus lié aux fentes de rocher des crêtes, à conditions qu'elles soient ventées.

La commune possède, ainsi que ses voisines du littoral, son lot d'orchidées terrestres indigènes. Nous devons à MM. Blais et Morvant (INFLOVAR) les indications qui suivent pour ces plantes à bulbes, printanières et de plein soleil (zones herbeuses, bords de sentiers et de chemins).

Le plus rare est l'Ophrys miroir (O. ciliata, ancienne O. speculum) ; quelques individus seulement, en rive droite des gorges de la Reppe ; toujours dans le genre Ophrys, d'autres espèces sont plus abondantes, telles : O. aurelia (du groupe O. Bertolonii), O. splendida, O. arachnitiformis, O. fusca et O. massiliensis (récemment décrite à Marseille et ses environs) ; on peut citer aussi O. passionis, O. araneola, O. lutea. Signalons aussi Orchis olbiensis (O. de Hyères).

Parmi les orchidées, certaines fleurissent dès janvier-février : c'est le cas de O. uppercalix et O. massiliensis, et de la très grande Barlia Robertiana. Nous verrons plus loin la signification à donner à ces floraisons précoces.

Dans et autour de quelques oliveraies de culture traditionnelle, le "picride élevé" (Picris altissima) qui n'est en fait… qu'une herbe !
Cette composée a été trouvée récemment en territoire de Sanary (de Sainte-Trinide à Jacquet), et, en continuité, à la Tourelle (Ollioules). Espèce nord-méditerranéenne, elle n'est connue en France qu'à l'est du Rhône, et toujours en des localités proches du littoral : Cassis, Saint-Cyr, Toulon – autrefois ! -, Carqueiranne, Roquebrune-sur-Argens ; et, en collines, à Nice (Mont Boron) et Villefranche.
Cette herbe annuelle, de plein soleil, est manifestement liée à des zones à hiver et printemps doux.

Passerage EpineuxOrphys MiroirPicride Elevé

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